Huawei confirme développer son propre OS pour remplacer Android

Huawei confirme par l’intermédiaire de son Vice Président de la division Produits Mobiles, Bruce Lee, qu’il est en train de développer son propre OS mobile, qui pourrait à terme remplacer Android. Une manière de se protéger d’éventuelles sanctions encore plus sévères venant des États-Unis ?



C’est désormais officiel, Huawei est bel et bien en train de travailler sur le développement de son propre OS mobile, une alternative à Android pour ses smartphones. Comme le rapportent plusieurs médias chinois, Bruce Lee, le Vice Président de la division Produits Mobiles de Huawei, a partagé l’information lui-même sur son compte Weibo, le réseau social chinois.
Huawei développe son OS mobile, pour une dépendance trop dangereuse à Android ?
Cela confirme ainsi plusieurs rapports qui nous étaient parvenus au cours des derniers mois indiquant que Huawei veut remplacer Android par son propre OS mobile. Mais jusqu’ici, les cadres du groupe chinois avaient préféré se taire sur la question. Ils avaient même démenti à plusieurs reprises. Wang Chenglu, responsable de la division logiciel grand public du constructeur, assurait par exemple en septembre 2018 que Huawei ne prépare pas d’OS mobile pour remplacer Android, pour le moment du moins. Il apparaît que le petit filou avait menti.
Pas d’inquiétude, il paraît très peu probable que la marque chinoise change d’OS du jour au lendemain. D’ailleurs, Huawei participe au développement du nouveau système d’exploitation de la firme de Mountain View en testant Google Fuchsia OS sur le Honor Play. Son SoC Kirin 970 a été rendu compatible. Il pourrait ne s’agir que d’anticiper d’éventuelles sanctions américaines à son encontre, avec pourquoi pas l’impossibilité d’utiliser Android dans le futur. Les États-Unis ont demandé à leurs alliés de bannir Huawei de leur territoire pour l’infrastructure 5G et ses smartphones sont interdits dans les administrations. Et on peut encore s’attendre à du mouvement à l’encontre de Huawei. Le gouvernement pourrait par exemple décider de prohiber les relations commerciales des entreprises américaines, Google compris donc, avec le géant chinois.